Pont, 2021. Instantanés collectifs,

par Barbara Portailler

125,00

Print numéroté et signé, impression pigmentaire sur papier d’art, d’après épreuve argentique, 30x20cm, 2021.
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Je photographie au quotidien, chaque fois qu’un interstice de temps libre se prolonge assez pour en profiter d’abord et le capturer ensuite. Je découvre mes photos argentiques souvent des mois plus tard, voire des années, sur des petits tirages de lecture. J’aime les faire défiler comme un jeu de cartes, les empiler à mesure que je les découvre, comme ici. Cents ainsi que m’apparaissent mes souvenirs sur images.
.
J’aime contempler ce qui m’émeut, sur pellicule argentique, avec un petit appareil qui n’intimide personne et dont les molettes silencieuses me permettent de choisir tous les paramètres de l’image, la lumière, la netteté, et dont l’objectif est un peu plus étroit que l’œil humain, pour concentrer le cadrage sur un détail.
Les détails m’importent, j’y ai aiguisé mon regard. Les détails concentrent la poésie d’un moment et réunissent même les personnes étrangères à ce moment sur des petits points communs: une main, un cours d’eau, la cime d’un arbre, un rayon de lumière, le reste d’un repas.

 

Print numéroté et signé, impression pigmentaire sur papier d’art, d’après épreuve argentique, 30x20cm, 2021.
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Je photographie au quotidien, chaque fois qu’un interstice de temps libre se prolonge assez pour en profiter d’abord et le capturer ensuite. Je découvre mes photos argentiques souvent des mois plus tard, voire des années, sur des petits tirages de lecture. J’aime les faire défiler comme un jeu de cartes, les empiler à mesure que je les découvre, comme ici. Cents ainsi que m’apparaissent mes souvenirs sur images.
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J’aime contempler ce qui m’émeut, sur pellicule argentique, avec un petit appareil qui n’intimide personne et dont les molettes silencieuses me permettent de choisir tous les paramètres de l’image, la lumière, la netteté, et dont l’objectif est un peu plus étroit que l’œil humain, pour concentrer le cadrage sur un détail.
Les détails m’importent, j’y ai aiguisé mon regard. Les détails concentrent la poésie d’un moment et réunissent même les personnes étrangères à ce moment sur des petits points communs: une main, un cours d’eau, la cime d’un arbre, un rayon de lumière, le reste d’un repas.

Barbara Portailler

Barbara Portailler est plasticienne et travaille entre Saint-Denis, Lisbonne et Berlin. Ses oeuvres sont régulièrement exposées en France et à l'étranger.

Résidente au 6b elle présente dans notre boutique ses petits formats pour salon.

Ses oeuvres puisent dans la technique photographique, la vidéo, la performance et la céramique et suivent un cycle saisonnier d'éco-conception et de réemploi d'objets usagés, qui portent la mémoire du quotidien : mémos de papier, livres usagés, chutes de tissus, branchages, coquillages, et pierres qui pavent nos rues.

Les thèmes de prédilection du travail de l'artiste sont notre emploi du temps, la transmission et les relations collaboratives, avec les figures récurrentes de l'arbre et du fleuve.

Chaque oeuvre est à la fois la suite d'un réemploi et sera réemployée et ré-agencée d'une exposition à une autre, en un flow continu, que seule l'entrée dans une collection publique ou privée peut interrompre. Ainsi, ses oeuvres sont agencées de façon temporaire et ne sont encadrées qu'à la demande.

Découverte à Christie's Paris en 2013, elle obtient une bourse de recherches doctorales en 2014, écrit une thèse sur "Un art circulaire" et est associée au centre de recherche Centre Marc Bloch à Berlin depuis 2019. En 2020, elle est sélectionnée pour la grande commande publique de photographie Chroniques de Seine-Saint-Denis et entre dans la collection d'art contemporain du département. Elle a récemment été sélectionnée parmi les 10 artistes émergents lisboètes par le comité réunit par SPOT / Lisbon Art Weekend, en 2022.